Vous avez dit efficace ?

Les organisations se préoccupent aujourd’hui beaucoup de rationalité et d’efficience. La compétence opérationnelle réelle des administrations publiques, des instances de gouvernement et des entreprises (et l’on pourrait rajouter bien sûr des syndicats, des ONGs, des institutions internationales, etc.), est-elle à la hauteur de cette ambition, des efforts et des programmes mis en œuvre ?

Loin de moi l’idée de critiquer les personnes. Toute la recherche montre que les individus sont a priori bien disposés, motivés et désireux de pouvoir s’investir pour contribuer aux résultats attendus (1). L’être humain n’est pas un tire-au-flanc et lorsque des comportements de ce type apparaissent, c’est toujours en réaction à des systèmes qui produisent, directement ou indirectement, de la démotivation.

Dans l’évolution récente de l’organisation du travail, on observe toutefois une augmentation générique de la charge et des contraintes, sans que cela se traduise la plupart du temps par une amélioration de la qualité réelle et durable des résultats, avec souvent même l’effet inverse.

What is happening then ?…

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Crise de l’autorité et révolution du savoir

Un thème lancinant de notre époque est celui de la crise de l’autorité. L’allégance traditionnelle aux personnes investies d’une fonction est aujourd’hui battue en brèche en de nombreux endroits. Chez nos voisins, Nicolas Sarkozy, jamais en reste d’un cheval de bataille pour assouvir son addiction au pouvoir (c’est neurologique, nous reviendrons sur cet aspect dans un prochain billet) se positionne dans le projet de restaurer une autorité forte.

Sans nier les difficultés réelles de cette évolution –notamment la perte de la contention de l’agressivité qu’assurait le respect « éthologique » de l’autorité- il convient de relever que la mesure du phénomène reste peu et mal prise. Parce que sa racine profonde n’est pas appréhendée.

 

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